Septembre est le mois de toutes les bonnes résolutions sportives. On rentre de vacances avec l’envie de reprendre, de progresser, parfois même de se lancer dans une discipline nouvelle. C’est aussi le mois où je vois arriver en cabine les premières blessures de reprise : tendinites, lumbagos, élongations, déchirures musculaires. Pourquoi ? Parce que reprendre n’est pas recommencer là où on s’est arrêté.
Le piège de la reprise : croire que le corps n’a pas changé
Si vous avez fait une pause de 4 à 8 semaines pendant l’été, votre corps n’est plus exactement le même qu’avant les vacances. La masse musculaire diminue d’environ 5 à 10 % en 3 semaines d’inactivité, la souplesse régresse, les tendons perdent une partie de leur élasticité. Vouloir reprendre au niveau d’avant, c’est imposer au corps un effort qu’il n’est plus capable de soutenir sans risque.
La règle simple : la première semaine de reprise = 50 % de votre intensité d’avant pause. La deuxième semaine = 70 %. La troisième = 85 %. À partir de la quatrième, vous pouvez retrouver votre niveau habituel — sauf si quelque chose tire ou bloque, auquel cas il faut ralentir encore.
Les blessures les plus fréquentes en reprise
Voici ce que je vois le plus souvent en cabine entre septembre et octobre :
- Tendinites (Achille, rotulienne, épicondyle au tennis) : un tendon qui n’a pas travaillé depuis l’été ne supporte pas une charge soudaine
- Lombalgies : reprendre la course ou la musculation sans préparation des muscles profonds = risque de blocage du dos
- Élongations des ischio-jambiers : sprint, accélération, chacun en a fait l’expérience à un moment ou un autre
- Contractures cervicales : vélo, natation, escalade. La nuque est souvent sous-évaluée dans les programmes de reprise
Préparer le corps avant de reprendre
Une à deux séances de massage sportif dans les 10 jours qui précèdent la reprise donnent de très bons résultats. L’objectif n’est pas la performance — c’est de :
- Débloquer les zones qui ont raidi pendant l’inactivité
- Restaurer la mobilité articulaire (hanches, épaules, cervicales)
- Identifier les zones fragiles avant qu’elles ne posent problème
- Mettre le corps en confiance avant le redémarrage
C’est un investissement qui peut éviter 4 à 8 semaines d’arrêt forcé pour blessure.
Que faire si la blessure est déjà là ?
Vous avez recommencé un peu trop vite, et quelque chose tire, gonfle, fait mal au repos. Premier réflexe : ne pas insister. Continuer à courir sur une douleur ne la fera pas disparaître, elle s’aggravera.
Selon le type de blessure :
- Tension musculaire récente sans déchirure : un massage sportif + repos relatif règle souvent le problème
- Œdème, inflammation : Pressothérapie ou Massage Arctique pour drainer + repos
- Tendinite installée : avis médical (kinésithérapeute), puis travail manuel ciblé sur la chaîne musculaire concernée
- Doute sur la nature de la blessure : consultation médicale avant tout travail en cabine
Construire une vraie stratégie de reprise
Reprendre durablement, c’est :
- Préparer le corps avant la première séance
- Doser la progression sur 3 à 4 semaines
- Intégrer des séances de récupération (massage sportif toutes les 2 à 4 semaines)
- Écouter les signaux : une douleur qui dure plus de 48 h après une séance n’est pas normale
- S’hydrater, dormir, s’alimenter — la base, mais souvent négligée
Pour préparer votre rentrée sportive, prenez rendez-vous en ligne ou contactez-moi au 06 41 56 39 64 pour discuter de votre programme.
Mon article 5 erreurs à éviter en récupération sportive peut aussi vous aider à structurer votre approche.